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Steeltown Murders : la terrifiante histoire vraie derrière “l’étrangleur du samedi soir”

3 min de lecture
Steeltown Murders : la terrifiante histoire vraie derrière “l’étrangleur du samedi soir”

Une série d’ARTE inspirée d’un cold case glaçant

Diffusée sur ARTE, la mini-série Steeltown Murders plonge les téléspectateurs dans une affaire criminelle réelle qui a marqué le Royaume-Uni. Inspirée d’un cold case resté irrésolu pendant près de trente ans, la fiction revient sur une série de meurtres survenus dans les années 1970 au pays de Galles.

À travers une narration en deux temporalités – les années 1970 et le début des années 2000 – la série met en lumière à la fois les erreurs de l’enquête initiale et les progrès scientifiques qui ont permis, bien plus tard, d’identifier le coupable.

1973 : une série de crimes qui terrorise une région

L’affaire débute en 1973 dans le sud du pays de Galles. Trois adolescentes de 16 ans – Sandra Newton, Pauline Floyd et Geraldine Hughes – disparaissent successivement avant d’être retrouvées mortes. Toutes ont été victimes de violences sexuelles puis étranglées.

Les similitudes entre les crimes sont frappantes, mais à l’époque, les enquêteurs échouent à établir un lien clair entre les affaires. Malgré une mobilisation massive – plus de 150 policiers et des milliers de suspects interrogés – aucune preuve décisive ne permet d’arrêter un suspect.

Très vite, la peur s’installe dans la région. Le mystérieux tueur est surnommé par la presse “l’étrangleur du samedi soir”, en référence au mode opératoire et au moment des disparitions.

Une enquête marquée par des erreurs et des limites

Avec le recul, l’affaire apparaît comme un exemple frappant des limites des méthodes policières de l’époque. Certains indices sont négligés, et des pistes importantes ne sont pas exploitées correctement.

La série insiste notamment sur :

  • Des décisions d’enquête contestables
  • Une mauvaise gestion des preuves
  • Des biais dans le traitement des victimes

Ces défaillances contribuent à transformer l’affaire en l’un des cold cases les plus troublants du Royaume-Uni.

L’ADN, clé de la résolution trois décennies plus tard

Il faudra attendre la fin des années 1990 et le début des années 2000 pour que l’affaire connaisse un tournant décisif. Grâce aux progrès de l’analyse ADN, les enquêteurs parviennent enfin à relier les trois crimes entre eux.

Les analyses mènent à un suspect déjà interrogé dans les années 70 : Joseph Kappen.

Mais un élément complique l’enquête : l’homme est décédé en 1990. Les autorités décident alors d’exhumer son corps en 2002. Les résultats sont formels : son ADN correspond à celui retrouvé sur les victimes.

Cette identification tardive met fin à près de trente ans de mystère, sans pour autant permettre un procès.

Une série entre enquête et mémoire

Au-delà de l’enquête policière, Steeltown Murders s’attache à montrer :

  • L’impact durable des crimes sur les familles
  • Le traumatisme d’une communauté entière
  • La frustration d’une justice arrivée trop tard

La participation de véritables enquêteurs à la production renforce le réalisme du récit, qui se veut autant documentaire que dramatique.

Avec Steeltown Murders, ARTE propose bien plus qu’un simple thriller : une plongée dans une affaire réelle où les défaillances du passé et les avancées scientifiques modernes se croisent.

L’histoire de “l’étrangleur du samedi soir” rappelle une vérité essentielle : certaines affaires peuvent rester enfouies pendant des décennies, mais la science finit parfois par faire émerger la vérité — même trop tard.

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