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Travailler après la retraite : « Ce n’est pas rentable, tout part en impôts »

3 min de lecture
Travailler après la retraite : « Ce n’est pas rentable, tout part en impôts »

À Mont-Saint-Hilaire, un retraité de 67 ans envisage sérieusement d’arrêter de travailler malgré son envie de rester actif. La raison principale : une pression fiscale jugée trop élevée sur ses revenus supplémentaires.

Michel Pelletier, ancien directeur de compte à la Banque de Montréal, consacre actuellement une douzaine d’heures par semaine à un emploi dans une quincaillerie proche de son domicile. Pour lui, cette activité représente bien plus qu’un simple revenu : elle lui permet de maintenir un lien social et de rester en bonne forme physique.

Cependant, il constate que les gains tirés de ce travail sont largement réduits par l’imposition, ce qui remet en question la pertinence de poursuivre cette activité.

Des Revenus Supplémentaires Qui Coûtent Cher

Afin de limiter l’impact fiscal, Michel Pelletier a pris certaines mesures. Il a demandé une retenue d’impôt plus élevée à la source et continue de cotiser à son REER à hauteur de 4 500 $ par an, sans effectuer de retraits.

Malgré ces efforts, les récents changements apportés par le gouvernement du Québec au crédit d’impôt pour prolongation de carrière ont considérablement réduit ses avantages. Ce crédit, qui s’élevait auparavant à 1 500 $, a été diminué à seulement 400 $, entraînant une baisse significative de son allègement fiscal.

Cette modification soulève chez lui des inquiétudes, notamment concernant le moment où il devra commencer à retirer ses REER, ce qui pourrait encore augmenter sa charge fiscale.

Une Fiscalité Qui Décourage Le Travail Après La Retraite

Selon Michel Pelletier, il serait nécessaire que les autorités mettent en place des mesures plus favorables pour encourager les retraités à rester actifs sur le marché du travail sans subir une pression fiscale excessive.

D’un point de vue financier, continuer à travailler après la retraite nécessite une réflexion approfondie. En effet, l’ajout d’un revenu peut entraîner un changement de tranche d’imposition, augmentant ainsi le taux d’imposition global.

Impact Sur Les Prestations Gouvernementales

Les revenus additionnels peuvent également influencer certaines aides financières destinées aux aînés :

  • Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) : elle commence à être réduite lorsque le revenu net atteint 93 454 $ en 2025.
  • Supplément de revenu garanti (SRG) : cette prestation est entièrement supprimée pour une personne seule lorsque les revenus dépassent 22 512 $.

En revanche, les prestations versées par la Régie des rentes du Québec (RRQ) ne sont pas affectées par les revenus de travail, ce qui constitue un point positif pour les retraités actifs.

Le cas de Michel Pelletier illustre une réalité vécue par de nombreux retraités : le désir de rester actif se heurte souvent à une fiscalité complexe et parfois dissuasive. Entre la réduction des crédits d’impôt et l’impact sur les prestations gouvernementales, travailler après la retraite n’est pas toujours aussi avantageux qu’il y paraît.

Une meilleure adaptation des politiques fiscales pourrait encourager davantage de seniors à continuer de contribuer à l’économie tout en préservant leur pouvoir d’achat.

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