Un homme de 47 ans, récemment sorti de prison après avoir purgé une longue peine pour des faits similaires, a été mis en examen et placé en détention provisoire dimanche soir.
Il est soupçonné d’avoir enlevé et violé une étudiante de 19 ans à Aix-en-Provence sous la menace d’une arme. Le parquet d’Aix-en-Provence a confirmé les faits, après une information révélée par La Provence.
Un suspect libéré depuis seulement quelques semaines
Selon le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, le suspect avait été libéré le 6 juin, après environ quinze ans de réclusion. Les six derniers mois de sa peine avaient été effectués sous le régime du placement extérieur, sans incident signalé.
L’homme avait auparavant été condamné en janvier 2013 par la cour d’assises des Alpes-Maritimes à 18 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration, viol et agression sexuelle avec menace ou usage d’une arme.
Cette condamnation était accompagnée d’une période de sûreté de 12 ans et d’une obligation de suivi sociojudiciaire à sa libération.
Une étudiante agressée en pleine nuit
Les faits se seraient produits dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1 heure du matin. La jeune femme, âgée de 19 ans, était sortie de sa résidence universitaire afin d’échapper à la chaleur de son logement.
D’après le parquet, un homme l’aurait alors contrainte, sous la menace d’une arme, à monter dans son véhicule. Il l’aurait ensuite conduite à plusieurs kilomètres avant de la violer.
Un appel au 17 sans parole
Selon une source policière citée par La Provence, la victime aurait composé le 17 depuis son téléphone portable sans pouvoir parler.
Malgré la mobilisation des équipes de nuit, les policiers ne seraient pas parvenus à localiser le véhicule à temps. La jeune femme a toutefois réussi à regagner son domicile, où des policiers l’attendaient.
Une interpellation rapide grâce à la victime
Une fois rentrée chez elle, l’étudiante a pu transmettre aux policiers le numéro de plaque d’immatriculation de son agresseur présumé.
Cette information a permis aux enquêteurs d’identifier et d’interpeller rapidement le suspect, moins de trois heures après les faits.
Le suspect aurait reconnu les faits
Lors de sa première audition, l’homme aurait reconnu les faits qui lui étaient reprochés.
Il a ensuite été mis en examen dimanche soir pour enlèvement, séquestration, viols, agressions sexuelles avec menace ou usage d’une arme, menaces de mort, le tout en récidive légale. Il a été placé en détention provisoire.
Une affaire qui relance les questions sur le suivi des condamnés
Cette affaire soulève de nouvelles interrogations sur le suivi des personnes condamnées pour violences sexuelles après leur sortie de prison.
Le suspect faisait l’objet d’un suivi sociojudiciaire mis en place au moment de sa libération. Toutefois, selon les éléments communiqués par le parquet, il venait seulement de quitter le cadre carcéral après quinze années de détention.
Le parquet reste prudent sur certains éléments
Selon La Provence, l’homme aurait été accusé à l’époque de plusieurs viols. Le parquet d’Aix-en-Provence n’a toutefois pas été en mesure de confirmer immédiatement cette information.
L’enquête judiciaire doit désormais permettre d’établir précisément les circonstances des faits, le déroulement de l’agression présumée et le respect des obligations imposées au suspect après sa libération.
Cette affaire à Aix-en-Provence provoque une vive émotion en raison de la gravité des faits reprochés et du profil du suspect, récemment libéré après une condamnation pour des crimes sexuels violents.
L’étudiante a permis une interpellation rapide en communiquant le numéro d’immatriculation de son agresseur présumé. Désormais placé en détention provisoire, l’homme devra répondre devant la justice de faits particulièrement lourds, commis en récidive légale selon le parquet.